À PROPOS

La Biennale 2019

© Julien De Bock

La sixième édition de la Biennale Lubumbashi, intitulée Généalogies futures, récits depuis l’Equateur, explore les possibilités de redessiner la cartographie du monde. Un des sept pays africains traversés par l’Équateur, le Congo revendique le plus long segment du parallèle sur le continent. Ceci place la région non seulement au cœur de l’Afrique, mais aussi à l’intersection du globe, à l’intersection des hémisphères sud et nord. En affirmant cette position, la Biennale rejette le fantasme moderne du Congo en tant que « lieu sans importance à la périphérie de l’histoire culturelle » pour retrouver son profond enchevêtrement avec le monde et sa position centrale, passée et présente.

Le concept de la Biennale est de prendre la ligne imaginaire de l’Équateur non pas comme celle d’une démarcation – le majestueux fleuve Congo la dédaigne en la traversant deux fois — mais plutôt d’imbrication. Au plus proche un lieu où la pesanteur terrestre s’allège et où les attractions magnétiques des pôles s’équilibrent, la latitude équatoriale ouvre des possibilités de récits qui répondent à d’autres boussoles, reconnaissent de nouveaux centres de gravité, et où des histoires dépolarisées peuvent se déployer. En même temps, une région où le soleil se lève et se couche plus vite que partout ailleurs, le rapide passage du jour à la nuit rappelle que la possibilité de renouvellement et de changement est toujours sur l’horizon. La Biennale souhaite explorer le paradoxe géographique d’être située dans une région où l’histoire continue d’être ancrée dans la profondeur des ressources de son sol, mais dont la position unique a aussi le potentiel de servir de modèle pour déraciner les perspectives établies.

S’inspirant de la notion de « décloisonnement » du philosophe Achille Mbembe (Écrire l’Afrique-Monde, 2017), la Biennale déplie la ligne équatoriale pour faire s’écrouler les paradigmes de centre et de périphérie, de « Nord » contre « Sud ». Comme l’a dit sans ambiguïté le penseur camerounais, « il n’y a pas une partie du monde dont l’histoire n’ait une dimension africaine, tout comme il n’y a une histoire africaine que comme partie intégrante de l’histoire du monde ». Cette édition de la Biennale s’intéresse à cartographier ces liens et à retracer ces généalogies d’une manière neuve. À l’heure où la restitution des œuvres d’art africain pillées est devenue une question géopolitique brûlante, et alors que les institutions muséales du monde entier sont appelées à procéder à leur « décolonisation », l’art et l’image sont au cœur d’un changement dans la dynamique globale. La Biennale souhaite profiter de ce moment pour produire de nouveaux récits du passé et réimaginer une pluralité d’avenirs.

Les deux saisons différentes qui se chevauchent simultanément dans le pays — au-dessus et au-dessous du parallèle médian — sont une source d’inspiration pour explorer comment différentes temporalités façonnent le présent. Ancrée dans l’histoire de la ville et de son passé photographique, la Biennale est conçue comme une plate-forme à deux volets — historique et contemporain. L’axe historique revisite les usages locaux de la photographie au Congo, tant par la propagande coloniale que par les praticiens africains de l’époque. À partir de recherches antérieures et d’un nouvel appel à images, l’intégration des archives privées dans la réinterprétation du passé colonial du Congo permet de renverser et de remodeler les récits historiques dominants. Par opposition à la situation contemporaine qui voit encore trop souvent l’Occident détenir l’exclusivité du commentaire sur le passé colonial, cette exposition se veut un rapatriement de la discussion sur les régimes visuels coloniaux vers les communautés civiles et artistiques du Congo.

En approfondissant cette réflexion sur la déconstruction des récits du passé, l’axe contemporain propose aux artistes locaux et internationaux d’explorer les modalités d’invention de nouvelles constellations d’idées, de personnes et de communautés. Le projet est de décentrer les lectures de notre monde actuel en prenant l’équateur comme « latitude zéro, » et de reconstruire ses liens avec les deux hémisphères. Comment imaginer des histoires présentes et futures qui rendent justice à d’autres latitudes, tout en reconnaissant l’interdépendance de notre planète? Comment projeter une humanité commune qui n’éveille pas les méta-narrations universalistes de l’ère moderne et leurs dérives? À l’heure où l’urgence du changement climatique nous lie implacablement, il est impératif de décloisonner les anciennes généalogies tout en produisant de nouvelles solidarités qui ignorent les dichotomies, et parviennent à projeter des futurs enchevêtrés. Comme l’affirment Achille Mbembe et Felwine Sarr dans les actes des derniers Ateliers de la Pensée de Dakar: « Il n’y a plus d’histoire qui soit à la fois celle des hommes, des ensembles techniques, des objets, des matières minérales, organiques végétales et géoclimatiques, voire des esprits. » (Mbembe et Sarr, Écrire l’Afrique Monde, 2017). De par son histoire et sa situation actuelle, Lubumbashi offre une plateforme d’observation et de création extrêmement stratégique pour développer ces nouvelles histoires. Nées de la volonté d’exploiter l’extraordinaire richesse du sol de la région, la ville et la société de Lubumbashi sont les produits d’une relation étroite avec la terre katangaise, alors que ce sont précisément ces ressources locales qui en font un lieu clé de la géopolitique mondiale. Ce lien inséparable entre le local et le global fait de la Biennale de Lubumbashi un laboratoire de réflexion cardinal sur les questions post-coloniales, écologiques et migratoires de notre temps.

À bien des égards, l’année de cette nouvelle édition 2019 marque un moment charnière de l’histoire. C’est une époque où de nombreux pays d’Afrique sont sur le point de célébrer le soixantième anniversaire de leur indépendance, où le mur de Berlin sera tombé il y a presque exactement quarante ans, et où le bouleversement mondial de 1968 aura un peu plus de cinquante ans. Ces événements ont largement façonné la « constellation » post-socialiste et post-coloniale dans laquelle le monde a évolué depuis lors. Dans le même temps, les signes du changement climatique en cours, ainsi que les nouvelles vagues de féminisme et de migration nous propulsent indéniablement dans une ère nouvelle. La Biennale propose de saisir ce tournant, de s’attarder sur ce seuil historique pour déployer l’éventail d’idées et d’imaginaires dont nos sociétés auront besoin pour perdurer.

L'équipe

© Julien De Bock

Sammy Baloji, Co-fondateur

Sammy Baloji vit et travaille entre Lubumbashi et Bruxelles. Depuis 2005, il explore la mémoire et l’histoire de la République Démocratique du Congo. Son travail est une recherche sur le patrimoine culturel, architectural et industriel de la région du Katanga, et un questionnement sur l’impact de la colonisation belge. Ethnographie, architecture et urbanisme sont les thèmes clés de sa pratique artistique, qui réunit la photographie, la vidéo, l’installation et les documents d’archives relatifs à l’histoire coloniale. En 2008, il a cofondé l’asbl Picha, une initiative collective qui organise la Biennale de Lubumbashi et soutient le développement des pratiques artistiques locales.

Sandrine Colard, Directrice artistique

Actuellement enseignante à l’Université de Rutgers, Sandrine Colard est docteur en histoire de l’art africain moderne et contemporain, écrivain et commissaire indépendante. Titulaire d’un doctorat de l’Université Columbia de New York pour ses recherches sur l’histoire de la photographie en République Démocratique du Congo, Colard est conférencière internationale (Université Concordia, EHESS, Wiels, Bozar, Parlement européen, MOMA) et auteure de nombreuses publications (African Arts, Critical Interventions, L’Art Même, Cahiers du CAP, Cultures et musées). Ses écrits incluent des contributions à des catalogues d’exposition tels que Sammy Baloji : Hunting and Collecting, A Research Project (Mu.ZEE, Ostende, 2016), et The Expanded Subject : New Perspectives in Photographic Portraiture from Africa (Hirmer, 2016), dont elle a été co-commissaire à la Wallach Art Gallery (New York, 2016). Sandrine Colard prépare actuellement The Way She Looks : A History of Female Gazes in African Portraiture, en collaboration avec la Artur Walther Collection (Ryerson Image Center, Toronto, 2019). Elle s’intéresse à l’art et aux images postcoloniales, au portrait, au genre et aux archives de l’art contemporain. Ses recherches ont été soutenues par de nombreuses bourses, dont celles du musée du quai Branly, de l’Institut National d’Histoire de l’Art de Paris (Labex Cap) et une bourse postdoctorale du Provost’s Postdoctoral de la New York University Tisch School of the Arts.

Aimé Kalenda, Chargé de production

Aimé Kalenda vit et travaille à Lubumbashi. Statisticien de formation, Aimé Kalenda a toujours été proche des artistes lushois, dans une dynamique d’accompagnement concret et logistique. Chargé de la production d’expositions et de la logistique pendant plusieurs éditions de la Biennale de Lubumbashi, il effectue aujourd’hui une mission de pilotage de Picha en tant que vice-président. Il contribue, de manière permanente depuis 2006, au projet d’implantation d’un l’atelier de sérigraphie à Lubumbashi et à Makwacha visant à revisiter et valoriser, par la sérigraphie textile, la pratique traditionnelle de la peinture murale.

Damiette Kanowa, Assistante administrative

Diplômée en Design & Multimédias à l’Ecole Supérieure d’Informatique Salama (ESIS), Damiette Kanowa est secrétaire et assistante administrative de l’association Picha. Formée par Rosemary Tshawila, elle est employée par l’asbl depuis 4 ans. Damiette Kanowa est notamment responsable de la gestion des activités du centre d’art Hangar au Complexe La Plage, où Picha organise des expositions d’artistes locaux et congolais.

Jean Katambayi Mukendi, Assistant technique

Jean Katambayi Mukendi vit et travaille à Lubumbashi. Il est un artiste passionné par la technologie, la mécanique, la géométrie et l’électricité. Dans son œuvre, il combine les influences de la vie quotidienne avec les connaissances de sa formation d’électricien. Il crée des installations complexes et fragiles, actionnées par des mécanismes électriques sophistiqués. Ses inventions technologiques constituent une quête de solutions aux problèmes sociaux de la société congolaise. Il est membre de Picha depuis 2015 et participe activement à la Biennale de Lubumbashi, à la fois en tant qu’artiste et assistant technique des artistes invités.

Lissa Kinnaer, Communication et presse internationale

Lissa Kinnaer vit et travaille à Bruxelles. Elle est chargée des relations internationales pour les arts visuels au Flanders Arts Institute, un centre de ressources et d’expertise pour les arts visuels, les arts de la scène et la musique classique en Flandre, Belgique. Elle est titulaire d’une maîtrise en littérature germanique de l’Université Libre de Bruxelles et d’une maîtrise en Cultural Studies du Goldsmiths College de l’Université de Londres. En 2004, elle a travaillé en tant qu’assistante curatoriale à INIVA – Institute of International Visual Art à Londres. Entre 2005 et 2006, elle a travaillé comme coordinatrice de projets pour BOZAR – Palais des Beaux-Arts et le Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles. Elle a été la coordinatrice du Réseau des Arts à Bruxelles, une plateforme de concertation du secteur culturel bruxellois, de 2006 à 2011. En 2011, elle a été nommée chargée des relations internationales au BAM, l’Institut flamand des arts visuels, audiovisuels et numériques.

Alexandre Mulongo Finkelstein, Administration et communication

Alexandre Mulongo Finkelstein vit et travaille à Lubumbashi. Ecrivain, rappeur, scénariste et journaliste, il est membre de Picha depuis 2008 en tant que coordinateur des activités et responsable de la communication de l’association.

Alain Nsenga, Production graphique et audiovisuelle

Alain Nsenga vit à Lubumbashi où il exerce le métier de graphiste et photographe. Il produit des œuvres de présentation pour les artistes et les entreprises locales. Il a étudié le Design & Multimédias à l’Ecole Supérieure d’Informatique Salama (ESIS) où il enseigne. Ses photos sont une quête permanente d’originalité et d’authenticité. Sa rencontre avec Picha et ses activités de graphiste au sein de l’association l’ont conduit à participer à plusieurs workshops et à travailler avec l’équipe de la Biennale de Lubumbashi depuis la 3ème édition en 2013. Actuellement, son travail est porté sur des questions identitaires, une affirmation de soi hors des artifices imposés par le regard des autres.

Gabriele Salmi, Logistique et levée de fonds

Né en Italie, Gabriele Salmi a étudié la littérature moderne et les sciences politiques. En 2004, tenté par le monde de la coopération internationale et fasciné par la riche histoire du Congo, il s’est porté volontaire pour l’ALBA, une organisation italienne à but non lucratif dédiée à l’éducation des enfants. Il a participé à la création du projet éducatif de l’américain Tenke Fungurume Mining et a coordonné un projet du Programme alimentaire mondial regroupant une centaine de camions pour la distribution de l’aide humanitaire dans différents endroits du pays. Gabriele a co-produit plusieurs documentaires avec le cinéaste et réalisateur de documentaires Douglas Ntimasiemi. Il a également coproduit le documentaire Pungulume de Sammy Baloji et Filip De Boeck, produit par Auguste Orts. Il a rejoint Picha en 2016 en tant que collaborateur, supporter et sponsor. Il a activement participé à l’organisation de la cinquième édition de la Biennale de Lubumbashi en apportant un soutien logistique et le financement de sponsors.

Georges Senga, Assistant technique

Georges Senga est photographe, vit et travaille à Lubumbashi et à Maastricht. Il a obtenu un diplôme en sciences humaines à l’ UNILU en 2009. Pendant la Biennale de Lubumbashi «Rencontres Picha» il prenait part à un atelier de la photographe Belge Marie-Françoise Plissart monté avec Sammy Baloji et Gulda El Magambo. À la suite de cette expérience Georges s’est appliqué pendant six mois à un projet sur le paysage urbain de Katanga, intitulé Mes nouveaux plafonds. En 2009, il a remporté le prix spécial de la deuxième édition du concours photo Afrique de Tarifa (Espagne). Son travail associe des éléments documentaires avec des éléments fictifs. Senga appartient au noyau dur des artistes qui se réunissent au sein de Picha pour échanger et travailler. Il est membre de Picha depuis 2015 et participe activement à la Biennale de Lubumbashi, à la fois en tant qu’artiste et assistant technique des artistes invités.

Rosa Spaliviero, Chargée de production et programmatrice de films

Rosa Spaliviero vit et travaille à Bruxelles et à Lubumbashi. Diplômée en analyse cinématographique, elle alterne la production et la programmation de films. Elle est initiée aux cinémas africains à Maputo entre 2006 et 2010, en tant qu’assistante de programmation du Festival du film documentaire Dockanema dirigé par Pedro Pimenta. Elle a acquis depuis plus de 10 ans une connaissance de la création contemporaine des cinémas africains, notamment du Sénégal où elle travaille régulièrement depuis 2014, de la RDC et du Mozambique. Productrice pendant 7 ans pour l’Atelier Graphoui à Bruxelles, elle s’intéresse aux formes documentaires et expérimentales du cinéma. Elle est cofondatrice de l’asbl Picha à Lubumbashi, pour laquelle elle fait de la coordination de projets, produit et programme des films. Elle produit actuellement le film Machini de Frank Mukunday et Trésor Tshibangu dit Tétshim, qui sortira en 2019.

Aude Tournaye, Assistante curatoriale

Aude Tournaye a obtenu une maîtrise en histoire de l’art, archéologie et philosophie à la Vrije Universiteit Brussel, Bruxelles, après quoi elle a poursuivi ses études en critique d’art et en curatorship à Columbia University, New York. Elle travaille comme commissaire indépendante et critique d’art entre l’Europe et l’Afrique. Ses textes ont paru dans des catalogues d’exposition et des magazines tels que De Witte Raaf, H Art Magazine, Daily Wrestling / Without Negotiation (La cloche des Fourmis, Dakar, 2018) et Material Insanity (MACAAL, Marrakech, 2019).

Maguy Watunia Mampasi, Assistante curatoriale

Née à Gungu dans la province de Kwilu, Maguy Watunia Mampasi a fait ses études primaires et secondaires à Siama (Kikwit) et ses études universitaires à l’Université de Lubumbashi. Licenciée en histoire culturelle, elle travaille à l’université de Likasi comme assistante à la Faculté des Lettres et comme vice-doyen chargé de la Recherche à la Faculté de Géologie. À côté de ses activités professionnelles, elle continue un troisième cycle à l’Université de Lubumbashi. En 2004, elle a travaillé au centre spirituel Kipalu à Kikwit. De 2005 à 2008, elle était responsable et gestionnaire dans un centre hospitalier de Référence à Kikwit Sacré-cœur et de 2011 à 2012, elle a travaillé à la maison d’accueil de Taizé en France.

Picha

L’association Picha est une initiative indépendante opérant depuis Lubumbashi visant à soutenir et à promouvoir la création artistique en République Démocratique du Congo. Picha assure une visibilité pour l’art contemporain à Lubumbashi en offrant un lieu pour des exposition, des événements, la création artistique, l’édition, l’archivage, la formation et l’accompagnement de processus artistiques.

Depuis l’organisation de la première Biennale de Lubumbashi en 2008, Picha accompagne les artistes dans la production et la diffusion de leur travail dans un espace vivant qui, jusqu’alors, servait principalement de source aux chercheurs et aux artistes d’ailleurs, tandis que les praticiens locaux éprouvaient des difficultés extrêmes pour élaborer et diffuser leurs propres projets.

Pour remplir sa mission, Picha a créé les plateformes suivantes:
– la Biennale de Lubumbashi, qui est devenue l’un des événements artistiques les plus expérimentaux et dynamiques du continent africain, offrant une plateforme aux artistes et aux acteurs culturels et un cadre pour les échanges internationaux.
Picha Atelier et Picha Lab, un incubateur de projets et laboratoire artistique permettant aux artistes de bénéficier de l’échange suscité par la mondialisation sans céder à une homogénéisation des styles ou des points de vue. Depuis 2017, Picha a soutenu une dizaine d’artistes émergents de tout le pays à participer aux ateliers.
– le Programme de résidence Picha, initié en 2014, qui invite des artistes du continent et de l’étranger (Brésil, Allemagne, Ouganda, etc.) pour un séjour de recherche à Lubumbashi.
– la Galerie Hangar, une galerie gérée localement qui promeut les œuvres d’artistes locaux depuis 2015.

picha-association.org

Lubumbashi

© Julien De Bock

Lubumbashi est la deuxième plus grande ville de la République démocratique du Congo. Principal centre industriel du district minier du sud-est du Congo, elle se trouve à 180 km au nord-ouest de Ndola, en Zambie. Lubumbashi est le nom d’une petite rivière locale. La ville a été fondée par les colons belges en 1910 en tant que colonie minière de cuivre et a été désignée district urbain en 1942. La plupart des sociétés minières régionales ont leur siège à Lubumbashi, centre de transport des produits minéraux (germanium, étain, manganèse et charbon) des villes de Likasi, Kolwezi, Kipushi et autres. L’exploitation minière a été dominée par une organisation appartenant au gouvernement, mais les sociétés minières étrangères sont également en évidence. Les autres industries de la ville incluent l’imprimerie, la brasserie, la minoterie, la confiserie, les cigarettes, la brique et le savon. Lubumbashi possède un auditorium municipal, un musée national, une cathédrale catholique et la Société des historiens du Congo ainsi que l’Université de Lubumbashi fondée en 1955.

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