Pamela Tulizo

Journaliste de formation et en quelque peu de profession, parce que la pratique journalistique n’a pas duré longtemps, Pamela Tulizo a toujours eu un intérêt sur la photographie. Cela l’attirait à tel point qu’elle ne pouvait pas y résister. Elle commence, en 2015, ses recherches dans les techniques et les basics de la photographie grâce à ses amies déjà photographes évoluant dans sa ville de Goma, dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Pamela n’a pas voulu s’en arrêter là. Elle décide d’apprendre les techniques de la documentation d’histoire avec la photographie. Influencée par son histoire personnelle où sa communauté, particulièrement sa famille avait un autre regard sur la pratique photographique qui ne serait réservée que seuls aux hommes. Pamela Tulizo voyait plutôt autre chose. Avec plus d’optimisme et d’engagement, elle estimait qu’elle pouvait bien s’exprimer par son art alors que d’aucuns n’y croyaient pas vraiment. Aujourd’hui, après différentes formations et rencontres professionnelles auxquelles elle a participé au pays comme ailleurs, Pamela Tulizo se dirige sur un axe qu’elle tente bien explorer.

Son travail s’oriente essentiellement dans la recherche de l’image de la femme. La photographie est l’une des voies de communication qu’elle utilise pour entrer en parfait dialogue avec sa communauté, et le monde entier. Dans son monde imaginaire, Pamela s’imagine et s’incarne dans les personnages que l’on retrouve dans ses différents clichés afin de présenter ou raconter une autre facette de la femme avec une sorte de courage, d’énergie, de détermination, d’engagement et de force. L’idée dans son travail est de faire sortir sa communauté d’une autre forme de tradition au sujet de la place de femme. Ses photographies mettent en parallèle l’image de la femme ancienne au modèle de la femme contemporaine. Les femmes, la jeune fille trouvent une place dans le contenu de son travail et qui le conduit parfois dans un monde qu’elle-même Pamela Tulizo l’identifie d’imaginaire.

La participation de Pamela Tulizo à la biennale est soutenue par EUNIC et Complexe La Plage.